Lifestyle

Challenge un mois sans dépenses : bilan

30 mai 2019

Ma dernière lubie ? Passer un mois sans utiliser ma carte bancaire ! Drôle d’idée? Au delà des économies faites, cela m’a beaucoup appris sur ma façon de consommer.

Trouver la motivation

Comme nous sommes rentrés de Nouvelle-Zélande il y a un an, c’est un bon repère pour évaluer tout ce qu’on a acheté. Je pensais m’être engagée vers le minimalisme et avoir diminué mes dépenses. Mais je me rends compte que j’ai encore du chemin à faire !

Un seul exemple : j’ai acheté 5 paires de chaussures en un an, dont 2 paires sont déjà à la poubelle. Je ne supporte pas l’idée de produire autant de déchets et de participer aux ravages de la « fast fashion ».

Depuis un an, je suis également des personnes inspirantes comme Béa Johnson @zerowastehome, la papesse du zéro déchet, ou Claudia @etsicetaitsimple, maman engagée dans la simplicité volontaire. Mais le mode de vie et la conscience écologique de certains de mes proches sont aussi un exemple.

Fixer des règles

Bien entendu ce challenge ne porte pas sur les dépenses obligatoires : mon abonnement de train pour me rendre au travail, les frais médicaux, le loyer et les factures… L’idée n’est pas devenir hors la loi !

Il ne s’agit non plus de mourir de faim ! Pour l’alimentation, le challenge était de ne pas aller au supermarché pendant un mois, d’utiliser au maximum les stocks dans les placards et le congélateur et ne se fournir qu’en produits frais au marché et à l’épicerie bio.

En revanche, toutes les autres dépenses sont considérées comme superflues : pas d’habits, de produits de toilettes ou d’entretien, pas de cadeaux, de resto ou de sorties, pas de livres, de magazines ou de fournitures de bricolage.

Organiser son quotidien

C’est sûr que ce challenge requiert un peu d’organisation. Par exemple, pour éviter de dépenser en nourriture, j’ai une arme infaillible : le batch cooking ! En d’autres mots, je prévoie mes repas de la semaine le week-end, et j’apporte tous les jours mon déjeuner au travail.

Pendant ce mois sans dépenses, j’ai poussé la logique encore plus loin en prévoyant tous les repas, y compris ceux du week-end. D’habitude, on craque régulièrement pour de la nourriture à emporter et des viennoiseries le dimanche matin. Programmer ses repas permet de ne pas se sentir au dépourvu et donc de ne pas faire d’achat compulsif. Au travail, j’ai apporté des mélanges de graines et de fruits secs pour éviter de craquer sur des paquets de gâteaux. De la même manière, j’ai cherché des alternatives faites maison à d’autres petits plaisirs : pains à burger, granola, cake bread, pancakes…

Éloigner les tentations

Cela fait longtemps que je me suis désabonnée de toutes les newsletters et que je ne lis plus de presse féminine. J’ai également fait le ménage dans mes réseaux sociaux et je ne suis que des personnes créatives qui m’inspirent.

Mais il reste une grosse tentation : les vitrines ! Je travaille dans le Marais à Paris, je ne peux quand même pas y aller les yeux fermés 😉 Avec les températures plus douces, pleins de jolies robes à fleur m’ont fait de l’œil. Pour résister, j’ai sorti mes vêtements d’été des housses de rangement et j’ai visité ma boutique préférée : les vêtements que ma mère et ma sœur ne mettent plus !

Fabriquer au lieu d’acheter

Ce mois sans dépense a été l’occasion de faire le point sur ce que j’étais capable de fabriquer : je fais déjà mon shampoing, ma lessive, mon déodorant… A chaque fois que j’ai eu envie de quelque chose le mois dernier, je me suis d’abord demandé : est-ce que je pourrais le fabriquer ? Et souvent la réponse est oui !

Le seul domaine qui m’a posé problème concerne les cadeaux que j’avais prévu de faire au mois de mai. Est-ce que mes proches apprécieraient un cadeau fabriqué maison ? Pour moi un objet bricolé est souvent un cadeau « complémentaire » et je n’ose pas passer le cap.

Repenser sa vie sociale

Je crois que c’est la partie la plus compliquée. Je n’ai pas eu le courage de décliner toutes les propositions de mes amis et collègues. C’est dommage de se sentir obligé de consommer pour passer un bon moment avec les gens qu’on aime. J’aurais pu proposer d’autres sorties comme des pique-niques, des balades à vélo… Mais découvrir un nouvel endroit ou profiter d’un lieu qu’on aime bien fait partie du plaisir.

Finalement ces dépenses « à vivre » sont celles qui me gênent le moins. Moins en tout cas qu’acheter un objet, surtout quand ça permet de soutenir des commerçants locaux et indépendants.

En bref

En un mois j’ai craqué pour deux restaurants avec mes copines, un cours de gym suédoise, des hot dog un soir à emporter, et un petit cadeau pour le départ d’une collègue. Est-ce qu’on peut dire que j’ai rempli mon challenge ? Pas tout à fait, mais je ressens ce bilan comme positif !

Et vous, est-ce que vous auriez envie de tenter un mois sans achat ?

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Un commentaire

  • Répondre geekezig 4 juin 2019 à 21 09 30 06306

    Wah, c’est impressionnant!
    En effet les dépenses de type resto/boire un verre semblent plus acceptables qu’un objet dont tu n’as pas besoin ou quelque chose que tu vas finir par jeter. Pour moi ces dépenses marient consommation et expérience et c’est ce dernier aspect qui me semble le plus important.
    Je ne me sens pas prête du tout à faire un tel challenge mais c’est toujours intéressant à lire, bravo !

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